|

Carole Philippot-Melmoux est née le 16 janvier 1971 à Etampes.
Enfant, elle fréquente l'atelier de la vigne d'Etampes. Elle pratique parallèlement la danse classique puis elle est admise au Conservatoire National Supérieur de Paris tout en suivant sa scolarité au lycée Racine. Après le baccalauréat, elle hésite à présenter les Beaux-Arts et elle décide finalement de poursuivre des études classiques à la Sorbonne où elle obtient une maîtrise de Lettres Modernes.
En 1997, elle retourne à l'atelier d'Etampes pour suivre l'enseignement de Philippe Lejeune.
Le tableau, une altérité qui se dévoile, le peintre à la fois mis à nu et caché ?
Renfermant une multitude de possibles, cette surface plane va devoir se "creuser" pour laisser émerger une profondeur, le peintre y trace des lignes et des formes colorés pour que peu à peu une image devienne distincte.
Peindre apprend à écouter. La toile est blanche et muette, elle commence par chuchoter quelque chose d’indicible à travers une mise en forme succincte, un ensemble de lignes et de formes, une harmonie colorée...
Par la peinture, l'intériorité s'exprime en se couvrant du voile de l'esthétique comme peut l'être la passion de Phèdre chez Racine...
|
|
Reste visible la beauté même s’il est question d’abomination.
Le tableau est comme un alter ego, un "nous" qui est autre. On le connaît et il nous est étranger comme un sentiment enfoui, une nostalgie oubliée, un désir décrié.
Comme si le tableau existait avant même qu’il soit, comme un être déjà vu qu’on laisse venir à nous, qu’on accompagne en le laissant libre, qu’on observe, qu’on accueille et dont le peintre est la voix, une voix qui s’affirme, qui s’efface et qui reste en retrait, comme un acteur qui joue le rôle principal et qui renonce à dire ce que finalement le tableau finit par exprimer, cet autre devient à son tour la voix cachée du peintre, une voix silencieuse, une image secrète. Ce cri silencieux de la peinture montre en apparence une image qui n’est pas tout du tableau. Comme un corps, le tableau n’est qu’apparence, il masque ses viscères, ses entrelacs, sa généalogie. L’observateur voit et cherche à deviner, il peut être touché, séduit, il peut se moquer et se détourner. Le cri silencieux du tableau est invisible à celui qui juge et ne prend pas le temps d’écouter. Cet alter ego lui est étranger si son regard n’est pas bienveillant et confiant. Toutes les musiques ne sont pas accessibles, certaines sont si douces qu’on ne peut les percevoir d’emblée, d’autres sont tonitruantes et elles nous sautent à la gorge. Pourquoi ce cadrage, ce sujet, ces couleurs ?
Seul le peintre s’il prend le temps de chercher peut dire comment le réel, ses lectures, ses rencontres l’ont conduit vers un tableau.
On correspond avec soi-même et c’est un autre qui surgit, un tableau qui est nous et un autre.
Carole Philippot-Melmoux-oct. 2008
Diplômée de l’école des Beaux-Arts de Metz, Tine Krumhorn effectue ses premières armes en tant qu’assistant - décorateur au sein des ateliers de décors du théâtre de Metz. Elle participe également à la création de costumes et accessoires, et photographie de nombreux spectacles que la revue « Opéra International » publie.
Tine se spécialise ensuite dans l’agencement et la décoration d’intérieur et parallèlement à cette activité professionnelle, elle réalise dans un esprit baroque, un brun théâtral, des paravents, miroirs, lustres, chiffonniers…
Elle participe à de nombreuses expositions personnelles ou collectives, réalise des commandes pour particuliers, collabore avec Chantal Thomass pour ses vitrines de la boutique rue St Honoré à Paris, travaille à l’international, ainsi que pour le grand magasin KaDeWe à Berlin.
Sa passion et son engouement pour la création l’amène à ouvrir en 2004 son atelier/show-room à Metz . Depuis, de nombreux prix, une presse écrite et télévisuelle assidues, jalonnent son parcours.
Tine Krumhorn crée l’étonnement.
L’originalité de son travail réside dans les matériaux utilisés. Sur une âme en carton, Tine applique différentes textures telles que colles, papiers, fibres. Elle crée ensuite des patines à base de pigments naturels et de cires. C’est ainsi que la combinaison de ces éléments donne naissance à sa propre matière : le CARTEX°.
Utiliser des matières d’origine diverses et de surcroît opposées, la motivent dans la réalisation de ses pièces. C’est de cette opposition entre les matières et les rencontres improbables que Tine révèle toute la richesse du Cartex°.
Un savoir-faire, un regard esthétique, permettent à l’artiste de créer un mobilier stylisé et très personnel. Chaque pièce devient unique, se pare de détails raffinés, donne une allure couture et un parfum d’élégance. Comme ce guéridon dont les pieds reposent sur des pointes à l’égal d’une danseuse. Impression de fausse fragilité, Tine entretient ce goût pour la dualité.
Elle n’hésite pas à mettre en scène ses créations : le meuble devient sculpture posé sur son écrin , le paravent devient peinture accroché au mur. Tine laisse ainsi à chacun la liberté de poser son regard sur ces objets du désir.
Vernissage le 8 avril 2009 à 18h30
Exposition à La Galerie jusqu'au 30 avril 2009
|